installation photographique ville paris

Désordres, 2011


Lambda print, black frame, limited edition of 5 +2 AP, signed

Installation of 10 photographs (40x50cm)



- Désordres vu par Karine Mazloumian

"Un seul cadre. Dix fois traversé.

Comme dix fois la même bouche, ouverte sur deux rangées de dents écartées, dents du bonheur en forme de touches de piano du double passage piéton. Et au milieu, c'est la Vie qui dévale sur la langue d'asphalte, luisante de salive, nourrissant notre regard.

Paris, un jour de pluie, offre sa teinte : métallique-urbain. Un bleu cyanosé auquel se superpose le ballet palpitant des passants et des autos. Mobile.

Un solitaire au pas délié ignorant du temps qu'il fait, un couple à la tête croquée mais l'ombre siamoise, un autre abrité imposant sa touche cerise, et les voitures d'aujourd'hui, comme celle d'hier, qui passent, frottements des essuie-glaces et jeu des priorités, mordant le cadre ou mordues par lui.

Un seul ordre ? Désordres.

Comme dix fenêtres aussi, et qui obligent à imaginer celle d'où le photographe a déclenché. L'eau à la bouche et l'oeil qui goûte."




- Statement


“Désordres” is a poetic vision of a modern city. It’s a focus on a delimited space, like a sample extracted from a large city. When observing the city we notice cars and pedestrians composing a ballet under the rain, moving in different directions around the urban node. The people appear to move unconcerned, minding their own business, perhaps even feeling free. The cars seem to be displacing equally freely and in a determined way. But the photographs are plunged in a dark atmosphere of cold and metallic colours. The composition gives the impression that elements are held in order by an invisible hand. That makes this world look orderly, neat and submissive like under an oppressive power. This juxtaposition between freedom and control could be a projection of our western societies in these crisis times. But one should not forget that order imposed under duress produces inevitably an equivalent disorder.